A propos de l'IOB
Objectifs
L'objectif général de l'IOB est de répondre au besoin d'évaluations indépendantes dans tous les domaines de la politique étrangère. Le but est d'intégrer les résultats des études aux connaissances du Ministère des Affaires Etrangères.
Les rapports d'évaluations sont des sources de réflexion qui servent à améliorer tant la politique que sa mise en oeuvre. En s'appuyant sur les résultats d'actions passées, les cadres politiques peuvent ainsi réorienter les politiques et préparer de nouvelles interventions de manière plus ciblée et plus efficace.
Qualité et indépendance
Le Parlement a toujours attaché une grande importance aux rapports indépendants de l'IOB. A la lumière de chaque rapport soumis au Parlement, le Ministre formule une proposition de politique. La Commission Permanente des Affaires Etrangères débat ensuite du rapport et de la réaction du Ministre. Les résultats d'évaluations sont publics. Ils sont entre autres fréquemment utilisés par les universités comme matériel d'enseignement.
Approche et méthode de travail
L'IOB dispose d'un budget et d'une équipe de spécialistes propres reflétant les besoins d'une approche multidisciplinaire que la complexité croissante de la politique et de sa mise en oeuvre requiert. Pour répondre aux exigences de l'approche multidisciplinaire qui demande de l'expertise en matière de méthodes d'évaluation et en matière de connaissances approfondies dans de nombreux domaines, l'IOB fait appel à des spécialistes externes, de préférence originaires des pays avec lesquels les Pays-Bas coopèrent. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la politique de flexibilité et de professionnalisme de l'IOB. Pour le contrôle interne de la qualité, l'IOB utilise des groupes de référence composés des parties impliquées et d'experts externes.
En vue de pouvoir comparer les résultats sur une échelle assez grande et d'en tirer des conclusions générales qui puissent sous-tendre la définition des orientations politiques futures, les études sont regroupées par thème politique. Cette synergie amène à une attention ciblée aux priorités qui sont: diminution de la pauvreté dans le cadre de la coopération au développement,
bonne gouvernance (bon fonctionnement des pouvoirs publics et des organisations de la société civile dans les pays concernés), questions relatives à l'ordre international et représentation des intérêts néerlandais à l'étranger.
Mutations majeures
Depuis sa création en 1977, l'IOB a connu des changements importants sur le plan de l'approche, des domaines d'intérêt et des responsabilités. Alors qu'au début l'IOB menait uniquement des évaluations de projets ponctuelles, elle a conduit des études sectorielles et thématiques à partir de 1985. A présent, la direction se concentre sur des évaluations regroupées qui reflètent les grandes orientations de la politique étrangère néerlandaise.
Après la révision de la politique étrangère et la réorganisation du Ministère des Affaires Etrangères en 1996, l'unité d'évaluation connue jusque là sous le nom de l'IOV, le Service d'Examen des Opérations (de coopération au développement), est devenue l'IOB. Son champ d'action a été élargi à l'ensemble de la politique étrangère du gouvernement néerlandais dans laquelle la coopération au développement joue toujours un rôle important.
Orientation vers le futur
Une élaboration approfondie des nouvelles lignes directrices reste encore à faire et l'IOB se donne comme tâche principale de renforcer la pertinence de ses évaluations pour la politique suivie et de faire en sorte que les résultats des études soient utilisés à bon escient.
En dehors du domaine de la coopération au développement, l'IOB envisage d'effectuer un nombre croissant d'évaluations dans d'autres aspects de la politique étrangère tels que celui de l'intégration européenne. En ce qui concerne la coopération au développement, l'IOB entend renforcer la collaboration avec les services d'évaluation d'autres pays donneurs. Elle veut aussi inciter les pays bénéficiaires à évaluer eux-mêmes l'aide au développement qui leur est fournie. Pour ce faire, les pays doivent acquérir l'expertise que nécessite l'exécution de telles études, tant en matière d'outils d'évaluation qu'en matière d'organisation et de gestion. L'IOB a commencé à travailler dans ce sens en démarrant des évaluations mixtes.
Si au cours de son histoire l'IOB a connu des mutations majeures sur le plan de l'approche et des méthodes de travail, une chose n'a pas changé au fil des années ; il s'agit de sa stricte indépendance. Cette caractéristique, une approche adaptée à la complexité environnante et l'exécution d'évaluations professionnelles forment l'ultime raison d'être de l'IOB.
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